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Fabriquer sa peinture à tableau !

En Montessori, le tracé des premières lettres se fait sur une grande ardoise. C’est une Châtelaine qui m’a suggéré de vendre de la peinture à tableau noir dans la boutique. J’ai regardé ce qui se faisait, j’ai fouillé à droite à gauche, et j’ai trouvé, dans mon précieux Grimoire de Peinture, une recette… de peinture à tableau !

Peinture à tableau noir faite maison

Je l’ai un peu remaniée pour faire avec des ingrédients trouvables, j’ai modifié les pigments pour avoir un beau noir, et diminué un peu les doses d’alcool pour donner la recette ci-dessous. Le résultat est résistant, brillant, joli, bien noir, impeccable ! J’ai testé sur du bois ainsi que sur ce seau en zinc. Quel plaisir de pouvoir se passer des peintures à tableau chimiques dégoûtantes ! Et j’ai hâte de la décliner dans d’autres couleurs avec par exemple ces pigments concentrés aux belles couleurs vives.

Recette de Peinture à tableau noir écologique

25g de sandaraque
25g de gomme laque fine orange
50g de poudre de ponce
20g de pigment Oxyde de fer noir
25cL d’alcool à 90 ou 95 degrés (alcool éthylique)
un support propre : bois poncé, zinc, etc…
du papier de verre grain très fin (320).

Le mélange se fait dans un bocal qui ferme, afin de pouvoir touiller en agitant le bocal. La dissolution des résines est assez lente. Une fois fabriquée, la peinture se conserve bien dans le bocal hermétiquement fermé. Les quantités de la recette permettent de peindre une grande surface mais je n’ai pas calculé le rendement.

Il faut absolument poncer avec le papier de verre au grain très fin. Le résultat doit être parfaitement lisse afin de ne pas accrocher l’éponge au nettoyage et de ne pas user la craie en deux minutes.

A suivre, la réalisation des deux tableaux noirs d’écriture Montessori.

Edit : le mélange de la recette de peinture à tableau est en vente dans la boutique pour 9 euros.

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Plier !

A-t-on vraiment besoin d’apprendre à plier ? Vous souvenez vous d’avoir appris cela ?

Maria Montessori a pensé un exercice qui apprend simplement à plier. Qui développe le contrôle musculaire des doigts et la précision des gestes. Et qui indirectement donne des bases pour ranger tout seul ses affaires, prendre soin de soi-meme, ainsi que des notions de géométrie.

Matériel Montessori : plier

En pratique, il vous faut 4 mouchoirs blancs de 35×35 cm. Au fil rouge, vous broderez (à la machine à coudre c’est encore plus simple, et au feutre pour tissu carrément trop facile) des lignes de pliages comme sur la photo.

Ensuite vous repassez et marquez bien les plis et faciliter le travail de l’enfant. Vous cachez les deux plus compliqués pour plus tard et disposez les deux premiers dans une jolie corbeille.

Éléments de présentation :

S’asseoir à droite de l’enfant. Prendre le mouchoir brodé selon la diagonale et l’étendre. Passer l’index sur la ligne brodée. Attraper le coin du haut et le porter sur le coin du bas. Aplatir le pli en appuyant avec la main. Inviter l’enfant : « A toi ». Ne rien dire lorsqu’il fait. Montrer l’autre mouchoir puis ranger. « Tu t’exerceras ».

J’ai fait la présentation à Mathilde, elle a adoré. Elle a bien compris qu’il fallait toucher la ligne rouge (ça lui est revenu un jour), puis esquisse un pli et roule magnifiquement le mouchoir en boule ! Mais on voit que le truc lui plaît, elle commence même à « plier » sa serviette et le linge… Et que dit Maria dans ces cas là ? Rien ! On reste zen et on ne fait pas de remarque, on ne ré-explique pas. Par contre on repasse derrière (discrètement) pour bien replier les mouchoirs afin que l’enfant débute l’activité dans l’état plié correctement.

Et vous, vous en êtes où de vos mouchoirs de pliage ?

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La tour rose, première partie

La tour  rose est un peu l’emblème du matériel Montessori. Elle se présente vers 3 ans environ, après pas mal de vie pratique. Elle consiste en 10 cubes de bois peints en rose et d’arête croissante de 1 cm à 10 cm. Les cubes doivent être pleins, plats et réguliers.

Le choix de l’essence est important : il faut un bois dur pour obtenir des cubes résistants, mais les bois durs sont plus durs à scier. Et ce n’est pas au magasin de bricolage du coin qu’on tombe sur du beau bois aux bonnes dimensions… Oubliez de suite l’idée de les faire creux, le poids est crucial pour se rendre compte des différences entre les cubes. Bref, cette fameuse tour représente un défi de taille que l’Atelier Montessori ne pouvait pas se permettre de laisser passer.

Faute de matériel de pro et de beau bois aux bonnes dimensions, on a imaginé une solution tarabiscotée à base de tasseaux rectangulaires de 1x2cm de chêne qu’on avait sous la main. On les a sciés et collés entre eux pour fabriquer les plus petits cubes. Pour les plus gros, on colle les tasseaux autour de cubes de pin mais je ne vous le montrerai pas car cela n’est pas encore fini.

Fabrication de la tour rose

C’est long et un peu bizarre, mais on obtient bien des cubes en chêne, solides, lisses, presque parfaitement droits.

Une fois qu’on a obtenu la tour, c’est facile. On pourrait vouloir conserver le bois non peint, mais il est préférable de la peindre. Cela la rend plus visible et attirante pour l’enfant. La peinture permet également de ne pas détourner l’attention de l’enfant sur les veines du bois mais de la fixer sur les dimensions. Le rose, c’est historique, une autre couleur conviendrait aussi, mais… elle est tellement plus jolie en rose !

Peinture de la tour rose

Je l’ai peinte avec de la peinture écologique blanche, pigmentée avec du beau rouge. Il s’agit de cette peinture à base de caséine. Si vous la faites, prenez plutôt de la peinture non teintée avec du pigment rouge et du blanc, parce qu’avec le paquet vous allez pouvoir peindre d’autres choses. Elle est bien couvrante et le rendu est mat et profond. Ensuite je l’ai huilée avec 3 couches d’huile de chanvre pour protéger la peinture.

Alors, ça donne quoi cette demi-tour ?

Demi tour rose Montessori

Franchement, je l’aime beaucoup. Elle a un toucher satiné hyper agréable, le chêne rend vraiment bien. La couleur est magnifique, bien rose. La peinture a quelques petits pigments rouges qui se sont mal mélangés et du coup il y a des minis grains en surface, il aurait fallu mieux touiller. On voit qu’elle a été collée et on devine les veines du bois. Au début j’ai regretté de ne pas avoir  appliqué un gesso pour lisser et masquer les petites différences de niveau dues au collage mais ça aurait été dommage de cacher le chêne par un enduit tout lisse.

Et maintenant, il faut finir les gros cubes !

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Forum Montessori

Juste un petit message pour faire passer l’info. L’adresse du forum Montessori français a changé. Voici le bon lien vers le forum Montessori.

Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé, mais l’ancien lien pointe maintenant vers un forum de foot…

EDIT : je n’ai pas de lien avec les admins ou créateurs du forum, je suis juste membre ordinaire. Je ne parraine pas de nouveaux inscrits, il me semble qu’il faut juste être patient pour avoir son inscription validée sur le forum.

EDIT EDIT : je ne parraine personne

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Cadre d’habillage Montessori, les gros boutons

Pour continuer la série des cadres, voici celui des gros boutons. J’étais partie pour faire celui de la fermeture éclair jupe mais suite à une erreur de mesure, je me suis retrouvée avec la mauvaise fermeture éclair. J’ai donc commencé par les boutons, ce qui semble bien inspirer Mathilde si l’on en croit ce dialogue :

Qu’est ce que tu aimerais faire comme métier plus tard ?

Un petit travail des boutons !

Fabriquer le cadre des boutons Montessori

Pour le cadre des gros bouton, il faut réfléchir au sens des boutonnières : verticales ou horizontales. Ce n’est pas la même difficulté, mais j’ai oublié lequel des deux est présenté en premier. J’ai choisi (au pif du coup) de faire les miennes horizontales. Je ferai celles du cadre des petits boutons verticales.

Pour ne pas compliquer inutilement la tâche de l’enfant, les boutons ne doivent pas être cousus serrés contre le tissu. C’est plutôt difficile de ne pas coudre un bouton serré. J’ai trouvé une astuce de grand-mère : prendre une allumette de bois. La placer entre le tissu et le bouton pendant que l’on coud et c’est parfait.

En me renseignant sur la couture des boutons, j’ai aussi appris cela : Pour la solidité, et aussi pour faire joli, on coud en deux fois, deux trous à la fois (si 4 trous évidemment). Soit horizontalement, soit verticalement. En diagonale, c’est joli mais moins solide. Piquer l’aiguille exactement au même endroit chaque fois pour obtenir deux barres de points parfaitement réguliers sur l’envers. Voilà pour la technique. Les 5 boutons à coudre prend un peu de temps, mais un par soir et en une semaine c’est plié !

Comme pour le cadre des lacets, j’ai utilisé un cadre IKEA RAM 30x40cm que j’ai huilé. Puis un tissu en lin d’IKEA et cinq boutons de 30mm de diamètre. Je mets quand même des instructions pour la forme ci-dessous.

1- Découper un rectangle de tissu de 60×41cm. 41cm est le droit fil. Faire un ourlet de 1cm sur les deux cotés de 60cm. 2- Couper en deux pour obtenir deux rectangles de 30cm de large. Faire un ourlet de 5 cm de large du coté des boutons puis piquer. 3- Faire les boutonnières en mesurant d’après la taille des boutons (diamètre + épaisseur + 3mm) puis coudre les boutons  4 – Fermer les boutons. Epingler le tissu autour du cadre puis coudre les deux pans de tissu autour du cadre (dévisser le pied de la machine et le remonter dans le cadre si besoin).

Édit : Suite à ma formation, je connais maintenant l’ordre dans lequel présenter les cadres : gros boutons boutonnière verticale en premier, puis petits boutons boutonnière verticale. Si on a envie de fabriquer les quatre cadres, on ajoute en troisième les gros boutons boutonnière horizontale et en dernier les petits boutons boutonnière horizontale.

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EPCRE

Ma conseillère ANPE m’a fait suivre une Évaluation Préalable à la Création ou Reprise d’Entreprise. Je ne vous cache pas que j’étais plutot réticente, un peu paniquée à l’idée que quelqu’un évalue la faisabilité de mon projet. Mais du coup, la pression a fait revenir la motivation, et depuis je travaille dur. Et je constate avec ravissement que d’avancer fait du bien au moral, et permet d’avancer encore mieux.

Pour en revenir à la fameuse EPCRE, j’ai suivi les six séances prévues en trois semaines. On a détaillé mes atouts. La dame a dû un peu broder sur mes capacités car une ingénieur informaticienne standard comme moi ne connaît rien en comptabilité, droit, finances, ventes, relation client ni aucune des cases de son tableau… Ensuite on a regardé l’étude de marché et elle m’a fait rajouter quelques questions. Est-ce que mes clients sont prêts à attendre un peu pour être livrés pour m’éviter d’avoir du stock pour tout. Combien dépensent-ils pour fabriquer leur matériel Montessori et combien seraient-ils prêts à dépenser sur l’Atelier Montessori. Et il fallait s’en douter,  il faudrait un peu plus de réponses, une centaine serait bien (j’en suis à 34…).

Avec son collègue, on a mis au propre la partie financière. Le plan de financement initial n’a pas posé de problème particulier. Il faudra quand même que je trouve 5000 euros. Le calcul du compte de résultat prévisionnel m’a demandé de rebidouiller un peu mes chiffres pour arriver à un résultat non négatif.

Ensuite, on a discuté du statut. J’avais passé pas mal de temps à comparer les différentes possibilités. Il m’a tout simplement conseillé le statut d’auto-entrepreneur. Ses arguments ? 1) Mon projet ne nécessite pas de gros investissements donc il n’est pas primordial de récupérer la T.V.A.  2) Ce statut me permet de cumuler un emploi à temps-partiel si les ventes ont du mal à décoller (il me semble que ça marche aussi avec le cumul d’un congé parental non ?).  3) Le C.A. prévu est faible donc pas la peine de se compliquer trop la vie dans un premier temps.

Pour le bilan, il m’a remis un papier de 8 pages qui présente mon projet sous un angle merveilleux. Madame Pôle Emploi va pouvoir dormir tranquille (moi aussi), mon projet est faisable et devrait être concrétisable dans un délai de 3 mois !

Ce qu’il me reste à faire, en vrac : trouver des fournisseurs, trouver 66 personnes pour répondre à l’étude de marché, l’analyser, fixer mes prix, plan de financement à 3 ans, plan de trésorerie, faire établir un acte d’inssaisissabilité, déclaration au CFE, monter le dossier ACCRE, faire le site web…

Au final, cette évaluation m’a bien conforté dans l’élaboration de mon projet, m’a permis d’avancer plus que ces 6 derniers mois réunis. Je pense que cela aurait été encore plus bénéfique si j’avais déjà identifié mes fournisseurs, et que j’ai vraiment bien fait d’arriver avec le questionnaire de mon étude de marché finalisé.