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Globe terre et eau

Ce matériel introduit la représentation de la planète terre sous forme d’une sphère, à une échelle qui nous permet de l’observer et de la manipuler. C’est le premier d’une série de trois globes. Il met l’accent sur la distinction des surfaces d’eau et des masses de terre sur notre planète. Maria Montessori l’a conçu autour des contrastes de textures et de couleurs. Les continents et les îles sont représentés par des surfaces brunes et rugueuses et les parties liquides par des surfaces bleues et lisses.

Globe terre et eau Montessori

Fabrication du globe rugueux Montessori

Il vous faut :

  • un petit globe diamètre 16cm
  • de la peinture (ici laque Pelikan Plaka couleur bleu numéro 30)
  • du sable très fin
  • de la colle d’écolier liquide
  • des pinceaux ronds synthétiques de qualité, tailles moyen, fin et très fin
  • éventuellement, pigment de la couleur du sable

Le globe provient d’un vide-grenier pour quelques euros. Sa taille est importante car le périmètre du globe doit correspondre au périmètre du cercle du puzzle du planisphère. La plupart des globes d’occasion mesurent plus de 30cm et c’est vraiment trop gros. Je suis depuis longtemps à la recherche d’un fournisseur de globes pour l’Atelier Montessori mais pour l’instant sans succès.

Le sable vient du terrain de beach-volley (ouuuhh !) mais au moins il est vraiment fin et beau.

Les étapes de la fabrication :

Décrocher le globe de son socle et le poser sur un bol. Passer une couche de peinture bleue sur les mers. La peinture que j’ai utilisée est bien couvrante et présente l’avantage de laisser peu de traces de pinceau. Une couche bien généreuse a suffi. Le pinceau fin est bien utile pour délimiter les contours des continents. Affiner si besoin avec le pinceau extra-fin.
Peinture des eaux, globe Montessori
Peindre les continents avec la colle et faire couler du sable fin sur la surface encollée. Procéder par petites surfaces. Souffler pour éliminer l’excédent de sable.

Faire une seconde couche de sable pour consolider la première et mieux masquer les continents. Enfin, faire les retouches nécessaires là où le sable a mal accroché.

Ajout du sable, globe rugueux Montessori

J’ai découvert un peu tard que j’aurais pu pigmenter légèrement la colle avec un pigment de type terre de couleur proche de mon sable afin de mieux masquer la couleur initiale des continents.

PS : J’ai vu récemment sur un blog un tutoriel parlant de la fabrication du socle, et je ne le retrouve plus, quelqu’un sait de quoi je parle ?

Scie à chantourner !

J’ai maintenant accès à une scie à chantourner ! Je vais pouvoir m’en servir pour fabriquer les puzzles de géographie, zoologie et botanique.  Il s’agit de la scie à chantourner proxxon dsh. C’est un modèle robuste et perfectionné qui vaut dans les 200 euros. On peut tout à fait utiliser une scie plus simple si c’est juste pour fabriquer les puzzles Montessori.

La scie est facile d’utilisation. Les découpes sont très fines, rien à voir avec la scie sauteuse ! Le plus difficile est je crois de changer les lames… Tracer des traits bien droits est un peu délicat cependant !

J’ai commencé par découper le puzzle du poisson dans du contreplaqué de 5mm d’épaisseur. C’est Mathilde qui a choisi. Pour le motif, j’ai imprimé le modèle à partir du site de Nienhuis puis j’ai dessiné directement sur le bois. Il va falloir que je recherche une technique de décalquage sur du bois pour faire les puzzles de géographie.

Puzzle poisson Montessori

J’ai ensuite découpé les parties du poisson suivant le modèle. Puis j’ai collé un morceau de contreplaqué sous le contour découpé. Le puzzle mesure environ 20×20 cm. Il me reste les trous à percer, la peinture et la finition à appliquer et les boutons de préhension à poser.

Fabriquer sa peinture à tableau !

En Montessori, le tracé des premières lettres se fait sur une grande ardoise. C’est une Châtelaine qui m’a suggéré de vendre de la peinture à tableau noir dans la boutique. J’ai regardé ce qui se faisait, j’ai fouillé à droite à gauche, et j’ai trouvé, dans mon précieux Grimoire de Peinture, une recette… de peinture à tableau !

Peinture à tableau noir faite maison

Je l’ai un peu remaniée pour faire avec des ingrédients trouvables, j’ai modifié les pigments pour avoir un beau noir, et diminué un peu les doses d’alcool pour donner la recette ci-dessous. Le résultat est résistant, brillant, joli, bien noir, impeccable ! J’ai testé sur du bois ainsi que sur ce seau en zinc. Quel plaisir de pouvoir se passer des peintures à tableau chimiques dégoûtantes ! Et j’ai hâte de la décliner dans d’autres couleurs avec par exemple ces pigments concentrés aux belles couleurs vives.

Recette de Peinture à tableau noir écologique

25g de sandaraque
25g de gomme laque fine orange
50g de poudre de ponce
20g de pigment Oxyde de fer noir
25cL d’alcool à 90 ou 95 degrés (alcool éthylique)
un support propre : bois poncé, zinc, etc…
du papier de verre grain très fin (320).

Le mélange se fait dans un bocal qui ferme, afin de pouvoir touiller en agitant le bocal. La dissolution des résines est assez lente. Une fois fabriquée, la peinture se conserve bien dans le bocal hermétiquement fermé. Les quantités de la recette permettent de peindre une grande surface mais je n’ai pas calculé le rendement.

Il faut absolument poncer avec le papier de verre au grain très fin. Le résultat doit être parfaitement lisse afin de ne pas accrocher l’éponge au nettoyage et de ne pas user la craie en deux minutes.

A suivre, la réalisation des deux tableaux noirs d’écriture Montessori.

Edit : le mélange de la recette de peinture à tableau est en vente dans la boutique pour 9 euros.

La tour rose, première partie

La tour  rose est un peu l’emblème du matériel Montessori. Elle se présente vers 3 ans environ, après pas mal de vie pratique. Elle consiste en 10 cubes de bois peints en rose et d’arête croissante de 1 cm à 10 cm. Les cubes doivent être pleins, plats et réguliers.

Le choix de l’essence est important : il faut un bois dur pour obtenir des cubes résistants, mais les bois durs sont plus durs à scier. Et ce n’est pas au magasin de bricolage du coin qu’on tombe sur du beau bois aux bonnes dimensions… Oubliez de suite l’idée de les faire creux, le poids est crucial pour se rendre compte des différences entre les cubes. Bref, cette fameuse tour représente un défi de taille que l’Atelier Montessori ne pouvait pas se permettre de laisser passer.

Faute de matériel de pro et de beau bois aux bonnes dimensions, on a imaginé une solution tarabiscotée à base de tasseaux rectangulaires de 1x2cm de chêne qu’on avait sous la main. On les a sciés et collés entre eux pour fabriquer les plus petits cubes. Pour les plus gros, on colle les tasseaux autour de cubes de pin mais je ne vous le montrerai pas car cela n’est pas encore fini.

Fabrication de la tour rose

C’est long et un peu bizarre, mais on obtient bien des cubes en chêne, solides, lisses, presque parfaitement droits.

Une fois qu’on a obtenu la tour, c’est facile. On pourrait vouloir conserver le bois non peint, mais il est préférable de la peindre. Cela la rend plus visible et attirante pour l’enfant. La peinture permet également de ne pas détourner l’attention de l’enfant sur les veines du bois mais de la fixer sur les dimensions. Le rose, c’est historique, une autre couleur conviendrait aussi, mais… elle est tellement plus jolie en rose !

Peinture de la tour rose

Je l’ai peinte avec de la peinture écologique blanche, pigmentée avec du beau rouge. Il s’agit de cette peinture à base de caséine. Si vous la faites, prenez plutôt de la peinture non teintée avec du pigment rouge et du blanc, parce qu’avec le paquet vous allez pouvoir peindre d’autres choses. Elle est bien couvrante et le rendu est mat et profond. Ensuite je l’ai huilée avec 3 couches d’huile de chanvre pour protéger la peinture.

Alors, ça donne quoi cette demi-tour ?

Demi tour rose Montessori

Franchement, je l’aime beaucoup. Elle a un toucher satiné hyper agréable, le chêne rend vraiment bien. La couleur est magnifique, bien rose. La peinture a quelques petits pigments rouges qui se sont mal mélangés et du coup il y a des minis grains en surface, il aurait fallu mieux touiller. On voit qu’elle a été collée et on devine les veines du bois. Au début j’ai regretté de ne pas avoir  appliqué un gesso pour lisser et masquer les petites différences de niveau dues au collage mais ça aurait été dommage de cacher le chêne par un enduit tout lisse.

Et maintenant, il faut finir les gros cubes !