Archives pour la catégorie Création/gestion d’entreprise

Les étapes de la création de l’Atelier Montessori. Puis son avancement.

Prendre en photo ses produits

Je commence à recevoir les premiers articles de la boutique. Il faut maintenant les photographier pour faire de jolies fiches produits. Après plusieurs essais, on a fabriqué un mini studio photo de salon. Il s’agit simplement d’un carton évidé sur le dessus et 3 cotés. On a recouvert le carton d’un tissu en nylon fin, et le fond d’un papier blanc. La boite est éclairée avec une lampe de bureau Leroy Merlin avec une ampoule fluo-compacte de 20W. Le tout pour une vingtaine d’euros. Je trouve l’investissement plus que rentable vu le temps que cela fait gagner pour le détourage des photos.

Linstallation avec les peintures et pigments

© L'Atelier Montessori

© LAtelier Montessori

© L'Atelier Montessori

La photo du sachet de peinture sans COV a été prise au trépied en fermant à fond. Et le résultat est ma foi assez satisfaisant puisque j’ai pu la détourer en quelques minutes. A gauche la photo brute, à droite la photo détourée après équilibrage des blancs.

© LAtelier Montessori

© L'Atelier Montessori

Déclaration auto-entrepreneur

Ca y’est, la déclaration est partie à la CCI de Bordeaux, et la demande d’ACCRE est en cours. Je demarre donc officiellement l’Atelier Montessori le 1er novembre 2009. En réalité, je ne suis absolument pas prete. Le site web est encore en construction (quelle idée d’avoir tout cassé et de repartir de zéro ?), il me manque encore plusieurs fournisseurs et je n’ai passé qu’une commande pour l’instant. Mais cette échéance

me motive beaucoup : allez au boulot !

Et sinon, que pensez-vous du logo ?

Logo de l'Atelier Montessori

Je ne suis pas complètement satisfaite. J’aurais préféré quelque chose de moins abstrait. Je pense qu’il évoluera dans ce sens.

EPCRE

Ma conseillère ANPE m’a fait suivre une Évaluation Préalable à la Création ou Reprise d’Entreprise. Je ne vous cache pas que j’étais plutot réticente, un peu paniquée à l’idée que quelqu’un évalue la faisabilité de mon projet. Mais du coup, la pression a fait revenir la motivation, et depuis je travaille dur. Et je constate avec ravissement que d’avancer fait du bien au moral, et permet d’avancer encore mieux.

Pour en revenir à la fameuse EPCRE, j’ai suivi les six séances prévues en trois semaines. On a détaillé mes atouts. La dame a dû un peu broder sur mes capacités car une ingénieur informaticienne standard comme moi ne connaît rien en comptabilité, droit, finances, ventes, relation client ni aucune des cases de son tableau… Ensuite on a regardé l’étude de marché et elle m’a fait rajouter quelques questions. Est-ce que mes clients sont prêts à attendre un peu pour être livrés pour m’éviter d’avoir du stock pour tout. Combien dépensent-ils pour fabriquer leur matériel Montessori et combien seraient-ils prêts à dépenser sur l’Atelier Montessori. Et il fallait s’en douter,  il faudrait un peu plus de réponses, une centaine serait bien (j’en suis à 34…).

Avec son collègue, on a mis au propre la partie financière. Le plan de financement initial n’a pas posé de problème particulier. Il faudra quand même que je trouve 5000 euros. Le calcul du compte de résultat prévisionnel m’a demandé de rebidouiller un peu mes chiffres pour arriver à un résultat non négatif.

Ensuite, on a discuté du statut. J’avais passé pas mal de temps à comparer les différentes possibilités. Il m’a tout simplement conseillé le statut d’auto-entrepreneur. Ses arguments ? 1) Mon projet ne nécessite pas de gros investissements donc il n’est pas primordial de récupérer la T.V.A.  2) Ce statut me permet de cumuler un emploi à temps-partiel si les ventes ont du mal à décoller (il me semble que ça marche aussi avec le cumul d’un congé parental non ?).  3) Le C.A. prévu est faible donc pas la peine de se compliquer trop la vie dans un premier temps.

Pour le bilan, il m’a remis un papier de 8 pages qui présente mon projet sous un angle merveilleux. Madame Pôle Emploi va pouvoir dormir tranquille (moi aussi), mon projet est faisable et devrait être concrétisable dans un délai de 3 mois !

Ce qu’il me reste à faire, en vrac : trouver des fournisseurs, trouver 66 personnes pour répondre à l’étude de marché, l’analyser, fixer mes prix, plan de financement à 3 ans, plan de trésorerie, faire établir un acte d’inssaisissabilité, déclaration au CFE, monter le dossier ACCRE, faire le site web…

Au final, cette évaluation m’a bien conforté dans l’élaboration de mon projet, m’a permis d’avancer plus que ces 6 derniers mois réunis. Je pense que cela aurait été encore plus bénéfique si j’avais déjà identifié mes fournisseurs, et que j’ai vraiment bien fait d’arriver avec le questionnaire de mon étude de marché finalisé.

Etude de marché

Et voilà, me voici lancée dans la grande aventure de l’Atelier Montessori !

Pour avoir quelque chose à raconter dans mon business plan vous donner un avant-goût de la chose, je vous ai concocté un joli questionnaire. Fait par mes soins, faute de gentil étudiant travaillant gratuitement pour une pauvre créatrice d’entreprise fauchée et débordée. Non, il ne fallait pas rêver, je me suis prise en main toute seule pour cette étude de marché.

Finalement, je ne suis pas peu fière du résultat. Je vous passe les détails du choix de logiciel, puis la découverte de l’outil-qui-déchire, le grand moment de solitude face au bug qui arrive pile poil au mauvais moment… Mais quelle joie de voir les réponses arriver et les premiers retours positifs !

Allez, plus de temps à perdre, si Montessori rime pour vous avec fabrication, bricolage, et prise de tete pour trouver la lasure qui va bien, allez-vite répondre à l’enquête phare du moment !